Membres fondateurs du GIS (pôle de Montpellier)

Angela Biancofiore est Professeure en études italiennes à l’Université Paul-Valéry Montpellier 3 et membre de l’unité de recherche ReSO (Recherches sur les Suds et les Orients). Elle a publié plusieurs ouvrages et articles sur la littérature italienne et les arts. Ses recherches actuelles s’articulent autour de la création artistique et littéraire avec un regard particulier pour les relations entre écologie et littérature (écocritique) et les théories et pratiques du care. Elle a fondé en 2011 et co-dirige la revue web Notos. Espaces de la création: arts, écritures, utopies (open access). Au sein de l’équipe ReSO, elle a organisé plusieurs rencontres, colloques et séminaires sur la littérature italienne contemporaine et l’écologie. Parmi ses publications: l’ouvrage collectif Soyons le changement… Nouvelles tendances dans la littérature italienne contemporaine. Une anthologie (avec Romano Summa et Sondes ben Abdallah, Montpellier, Euromédia et Levant, 2016), « Healing the Earth, transforming the mind: how the COVID-19 pandemic generates new insights through the Econarrative writing workshop », in C. Travis, V. Valentino (eds), Narratives in the Anthropocene era, Il Sileno, 2021. Elle a co-édité le livre Re-storying Mediterranean Worlds. New Narratives from Italian Cultures to Global Citizenship, Bloomsbury, 2021. Elle vient de publier l’ouvrage L’éconarration. Des ateliers d’écriture pour transformer notre relation au vivant (avec C. Barniaudy), Le Bord de l’eau, 2024. Elle a coordonné de 2014 à 2020 plusieurs actions IDEFI sur la pédagogie innovante en lien avec l’éducation socio-émotionnelle.
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Clément Barniaudy est Maître de conférences en géographie à l’Université de Montpellier et chercheur au LIRDEF.
Dans le cadre de ma thèse sur les relations entre les phénomènes éoliens et les sociétés en Méditerranée nord-occidentale (2016), je me suis intéressé aux manières de percevoir, de connaître et d’agir qui nous permettent d’inscrire les aménagements dans le tissu vécu des milieux habités alors que nos habitudes de saisie dualiste et de contrôle de l’environnement nous amènent bien souvent à greffer des formes d’action à ces milieux sans tenir compte de ce qui s’éprouve et de ce qui fait sens pour les sociétés qui y habitent ainsi que de nos relations aux mondes plus qu’humains (Barniaudy C., 2018, Aménager au gré des vents, Paris, Anthropos/Economica). Ces recherches m’ont amené à m’intéresser la notion de « Care » que j’envisage comme une éthique de l’attention et de la sollicitude nous aidant à repenser le rôle des gestes et des savoirs qui permettent de prendre soin de soi, des autres et de la Terre. Plus récemment, j’explore les pistes ouvertes en ce sens dans le domaine de l’éducation relative à l’environnement et aux territoires.
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Anne-Laure Bonvalot était Maîtresse de Conférences en littératures et cultures hispaniques à l’Université de Nîmes et chercheuse à l’unité ReSO – Université Montpellier 3. Elle nous a quittés le 10 janvier 2022 suite à une grave maladie.
Autrice de Fictions politiques. Esthétiques de l’engagement littéraire dans l’Espagne contemporaine (Paris, Classiques Garnier, 2019), ses travaux ont porté sur les formes actuelles de la littérature politique, les écritures mémorielles et les littératures de la crise, mais aussi sur la littérature environnementale, la fiction écologique, l’écocritique et l’écopoétique, en particulier dans les territoires du Sud global de langue espagnole, portugaise et française – Europe des Suds, Afrique, Amérique latine. Elle a été aussi traductrice et autrice de fiction (Zèbres, Caen, Passage(s), 2020). Elle a exploré dans ses travaux les liens entre écologie, écriture de fiction et (dé)colonialité. Son intervention au sein du séminaire CARE “Pour une écologie des sens” est disponible ici.
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Cloé Brami, est médecin cancérologue, spécialisée en médecine intégrative et docteure en psychologie et science de la pensée.
Elle soutient le déploiement d’une culture du soin écologique, sensible et vivante. D’une part, auprès des étudiants en santé à travers la coordination de l’enseignement “Pleine conscience et médecine” à l’université de Paris Cité et l’association Ikairos.culture du soin qu’elle préside. D’autres part, auprès des professionnels du soin: entre 2019 et 2022, elle a coordonné le Health&Care Lab au Learning Planet Institute menant des projets pédagogiques autour des “pratiques incarnées” dans l’enseignement de la médecine. Projet Lauréat de l’Idex Covid, elle co-réalisera le documentaire Médecine et méditation : éloge du care ? sorti en 2022. Elle a créé au printemps 2023, l’école de médecine intégrative Mû pour accompagner la transformation d’une culture intégrative du soin.
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Déborah Nourrit est Maître de conférences en Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives depuis 2015 à l’Université de Montpellier et membre du laboratoire EUROMOV DHM (Université de Montpellier).
De 2003 à 2015 elle était à l’université d’Orléans au laboratoire de Mathématiques appliquées du MAPMO. Ses travaux sont interdisciplinaires et consistent à étudier les processus dynamiques non-linéaires de l’apprentissage. Ainsi les questions de complexité, de fertilisation croisée des disciplines ainsi que de leurs méthodes, d’épistémologie et d’apprentissage ont toujours habité son travail de recherche qui s’oriente actuellement vers la formation à la complexité (de la maternelle à l’université).
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Jean-Charles Walter est chercheur en biophysique théorique au CNRS à Montpellier depuis 2017, membre du Laboratoire Charles Coulomb (L2C).
Après avoir obtenu un doctorat en physique théorique en 2009 à Nancy, il réalise deux postdocs à Leuven, puis à Leiden où il se tourne vers la description de systèmes biologiques in vitro comme, par exemple, la description des propriétés physiques de l’ADN. En arrivant à Montpellier, il collabore avec des biologistes et commence à modéliser des processus cellulaires in vivo, notamment la ségrégation du génome bactérien et la traduction de l’ARN messager par les ribosomes dans les cellules humaines. Son intérêt pour la compréhension des processus émotionnels le mène récemment à s’intéresser aux neurosciences et aux pratiques du CARE.
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Membres fondateurs du GIS (réseau national et international)

Carla Benaglio est Professeure des universités titulaire à la Faculté de médecine de la Clínica Alemana – Université du Développement (Santiago, Chili), où elle fait partie du corps enseignant du diplôme en formation pédagogique clinique depuis 2007 et enseigne les sciences humaines médicales dans le cadre du cours de pratique médicale. Elle occupe le poste de vice-doyenne chargée du développement et supervise le Centre de développement pédagogique, le programme PROPAE (patients formés), l’unité de simulation et le Centre des sciences humaines médicales.
Ses travaux portent sur le développement du corps enseignant et l’intégration dans les programmes d’études des sciences humaines médicales et de la médecine narrative, tant au niveau du premier cycle que du troisième cycle, en mettant particulièrement l’accent sur le professionnalisme, la prise en charge des patients et la prise en charge de soi. Elle mène des recherches en éducation en utilisant des approches qualitatives et quantitatives afin d’évaluer l’impact de méthodologies pédagogiques innovantes et fondées sur des données probantes dans l’enseignement médical.
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Luigina Mortari est Professeure des Universités au sein de la Faculté des Sciences de l’Education et de la Formation de l’Université de Vérone (Italie), et membre du QRlab (Qualitative Research Laboratory). Ses recherches portent sur l’épistémologie des recherches qualitatives et la phénoménologie du soin, en particulier dans l’éducation et la formation. Elle a publié de nombreux articles et ouvrages sur ce sujet, dont récemment : Filosofia della cura (R. Cortina, 2015), Aver cura di sé (R. Cortina, 2019), Il sentire che noi siamo : Teorie sulla vita affettiva (sous la direction de L. Mortari & F. Valbusa, Carocci, 2021) ; en français: Philosophie du soin (L’Harmattan, 2018) et Prendre soin de soi. L’art d’exister entre intériorité et ouverture au monde (L’Harmattan, 2019). Lors du colloque Théories et pratiques du Care de 2018 à Montpellier, Luigina Mortari, Professeure des Universités en Sciences de l’éducation à l’Université de Vérone (Italie), a présenté un Manifeste du Care (disponible ici), un texte concis et essentiel mettant en évidence avec force l’intérêt et la portée du Care pour chacun d’entre nous. Elle a organisé manifestations scientifiques autour du care publiées dans le site https://www.melete.eu/
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Marie-Pierre Ramouche est Maître de conférences au Département d’Études Hispano-Américaines, membre du laboratoire CRESEM de l’Université de Perpignan Via Domitia.
Ses recherches portent sur le cinéma et le street art latino-américains, qu’elle étudie au travers du prisme de l’écocritique. Elle s’intéresse tout particulièrement à l’impact des récits audiovisuels sur la prise de conscience écologique des spectateurs.
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Marco Ubbiali est professeur associé de Pédagogie générale et sociale au département des sciences humaines de l’Université de Vérone, membre du CRED (Centre de recherche en éducation et didactique) et du laboratoire LeCoSe (Learning Community Service) ainsi que du Centre de recherche Melete – Center of politics for care (fondé par L. Mortari)
Ses travaux portent principalement sur la philosophie de l’éducation, la pédagogie scolaire, l’éthique du care appliquée aux contextes éducatifs et la recherche qualitative d’approche phénoménologique.Parmi ses publications, on peut citer : Generare educazione. Scuola dell’infanzia in ricerca, Cortina, Vérone, 2017 ; la direction (en collaboration avec L. Mortari) de Educare a scuola. Pearson, Milan, 2021 ; sa participation au recueil (sous la direction de L. Mortari), Service learning, Franco Angeli, Milan, 2017.
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Federica Valbusa est professeure associée au département des sciences humaines de l’université de Vérone, membre du CRED (Centre de recherche pédagogique et didactique) de l’université de Vérone.
Ses principaux travaux de recherche portent sur la phénoménologie de Scheler, l’éducation émotionnelle et l’éducation éthique. Elle participe notamment au projet MelArete (projet éducatif et de recherche sur l’éthique de la vertu dans les écoles maternelles et primaires) et au projet Nous (projet éducatif et de recherche sur la compréhension de soi sur le plan émotionnel dans les écoles primaires).
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Vittorio Valentino est docteur en études italiennes, Maître Assistant à l’Université de la Manouba (FLAH) à Tunis (Tunisie).
Une fois achevée ma thèse à l’Université Paul-Valery 3 de Montpellier, sur la littérature de la migration en Méditerranée (2013), qui traite de l’urgence de l’expression littéraire du phénomène migratoire, j’ai ressenti le besoin d’étendre mon champs d’intérêts et d’études à toutes les catégories du vivant. Un parcours qui a commencé avec l’adhésion au végétarisme et qui se transforme et s’enrichit quotidiennement avec l’exploration, à travers la littérature, de l’univers non-humain. J’ai publié divers articles dans le but de produire une écriture qui vise à développer la conscience et l’empathie vers les autres espèces vivantes qui, dans cette époque de l’anthropocène, sont complètement et délibérément soumises à l’homme et à son régime alimentaire et industriel. Notre relation au monde doit changer, en commençant par l’éducation des plus jeunes et la prise en charge de toutes les catégories les plus faibles parmi les vivants.
Membres associés du GIS
Les membres associés sont impliquées dans les activités du GIS TEPCARE. Ils partagent les valeurs et la raison d’être du GIS. Ils ont porté certaines initiatives ou ont participé à certaines rencontres scientifiques et projets portés par le GIS. Ils font également le lien avec d’autres initiatives ou collectifs au niveau national ou international, qui mettent les questions d’attention et de soin (de soi, des autres, de la Terre) au centre de leurs réflexions et actions.
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Agathe Bangu Nsumbu Leroux dite Bangor est doctorante en Géographie à l’Université de Rennes 2 au sein du laboratoire Espaces et sociétés ‘’Eso’’ Rennes UMR CNRS n°6590.
Professeure documentaliste depuis 2018, à la suite de ma nomination en réseau d’éducation prioritaire, je développe une thèse à partir de novembre 2021 pour questionner le développement d’une Géographie du soin en éducation. Mon expérience de recherche se réfléchit tel un contre-dispositif qui ne nourrit de l’imprévu et des empêchements pour croître, au bénéfice du pouvoir d’agir des plus vulnérables. Les notions de care, de capabilités et de milieu sont au coeur de mes questionnements, jusqu’à imaginer R.E.C.I.T.S, à partir d’une première théorisation ancrée. Elle prend corps au plus près du vécu de l’ensoignant, terme dont je débute la conceptualisation dès 2016, lors de son Master Meef. Ce travail théorique se poursuit au bénéfice de l’accompagnement des enfants-adolescents à réinvestir l’espace documentaire scolaire pour croître. En 2023, la recherche-action participative et expérimentale est lauréate du soutien de la Fondation de France, Aidons tous les collégiens à réussir, en partenariat avec la politique de la ville, le conseil national de refondation et son établissement supérieur. Lien intime avec l’expérience scientifique, je tisse tôt le matin et parfois au coeur de la nuit, des récits biographiques sensibles. Ultimement, comment exprimer l’indicible et transformer le réel ? C’est ce qui nourrit mon travail d’une vie et ma joie d’être membre associée au GIS Tep-Care depuis Septembre 2023, suite à son école d’été. Il s’agissait de (re)trouvailles après de longues années à s’intéresser au prendre soin, comme beaucoup de survivants et survivantes. Lien vers la recherche-action : R.E.C.I.T.S
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Sondes Ben Abdallah est docteure en Études romanes, spécialisée en littérature italienne, rattachée à l’unité de recherche ReSO.
Dans ses recherches, elle aborde le rapport entre le féminisme et l’écologie dans la littérature. La philosophie du care est le noyau de son analyse écoféministe, écocritique et postcoloniale du roman italien contemporain. Elle est l’auteure de : «Écoféminisme et care : vers une décolonisation du féminisme» (Notos, 2015), « Réinscrire l’esthétique dans l’éthique: vers une philosophie écocritique de la littérature » (Implications philosophiques, 2018), et co-auteure de : Le dualisme Nord-Sud : anciennes et nouvelles questions en Italie et dans la Méditerranée (Franco Cesati, 2019).
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Orane Bischoff est Ingénieure d’étude à l’Institut Agro sur le Campus de Florac en Lozère, et doctorante au sein du laboratoire LIRDEF.
Je fais des actions de formations, d’accompagnements et d’ingénieries pédagogiques sur les questions de l’éducation au développement durable et à la transition écologique. Après des études en biologie/ écologie, et des voyages en forêts tropicales, je me suis posée en Lozère pour accompagner des étudiants et des équipes pédagogiques sur les questions du «vivre ensemble », de l’écoformation et de l’écocitoyenneté. Je suis actuellement en doctorat, en sciences de l’éducation, au sein du laboratoire LIRDEF sur la question de l’émergence et du développement des compétences écopsychosociales.
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Peter Carravetta est Professeur des universités (Full professor) à l’Université de Stony Brook (SUNY, Etat de New York).
Il est actuellement professeur de philosophie, anciennement titulaire de la chaire Alfonse M. D’Amato d’études italiennes et italo-américaines à SUNY/Stony Brook, département des langues, littératures et cultures européennes (2008-18). Ses intérêts de recherche portent sur la pensée critique contemporaine (américaine, française, italienne), la culture italo-américaine, le post-modernisme. Ses travaux plus récents portent sur l’étude des phénomènes culturels et sociaux transnationaux (migrations, explorations, globalisations, traductions, médias divers) et sur la poétique (la rhétorique comme philosophie, les avant-gardes, les multiples vies du postmoderne, l’écriture bilingue, les textes de la diaspora). Carravetta est également l’auteur de plusieurs livres de poésie. Parmi ses publications: Del postmoderno (2009 ), The Elusive Hermes : Method, Discourse, Interpreting (Aurora, Colo., Davies Group Publishing, 2012), La funzione Proteo : Ragioni della poesia e poetiche della fine (Aracne, 2014).
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Marianne Claveau est formatrice pour adultes.
Biologiste de formation, formée en éducation au développement durable, j’accompagne depuis 20 ans des collectifs à prendre soin de leurs relations. Facilitatrice en pleine conscience, écopsychologie et intelligence collective, j’interviens pour contribuer à mettre en oeuvre la transition relationnelle et le changement de cap dont notre monde a aujourd’hui besoin. La vision que je souhaite contribuer à rayonner : Entrer en relation avec soi pour transformer sa relation aux autres et sa relation au monde. J’essaye d’agir en catalyseur pour questionner les représentations, renverser les paradigmes et modifier le regard porté. Je suis exploration vers un être ensemble vibrant qui favorise l’expression des potentiels individuels et collectifs.
Je collabore à des collectifs de recherche-actions sur ces sujets : Education contemplative et Mindfulness (Mind and Life Europe), Centre européen du développement durable Erasme (Université Clermont Auvergne) et je contribue activement aux initiatives reliant Pleine conscience et éducation ainsi que Pleine conscience et transition écologique.
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Rebecca Degregori est doctorante en études italiennes à l’Université de Montpellier Paul-Valéry et membre de l’unité de recherche ReSO (Recherches sur les Suds et les Orients).
Sa thèse, commencée en septembre 2023 sous la direction d’Angela Biancofiore, porte sur la littérature italienne contemporaine envisagée dans la perspective d’une éthique écologique du care, en interrogeant les liens entre soin de soi, soin des autres et soin des écosystèmes vivants. Elle développe ses recherches autour des relations entre littérature, écologie, narration et théories du care, avec une attention particulière portée aux formes d’éconarration et à leur portée éthique, pédagogique et sensible. Elle participe également à des enseignements et projets universitaires en lien avec les humanités environnementales et la sensibilisation aux enjeux de la transition socio-écologique. Ses travaux récents portent notamment sur le care écologique, les représentations de la maternité dans la littérature italienne contemporaine, ainsi que sur les transformations des perceptions du vivant par les pratiques narratives et pédagogiques.
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Aurélie JAVELLE est Ingénieure de recherche en anthropologie de l’environnement à l’institut Agro / Montpellier SupAgro, membre de l’UMR Innovation et chercheure associée à l’UMR SENS.
Mes travaux portent sur la transition agroécologique et l’évolution socio-culturelle des pratiques que cela demande. J’étudie les relations que des agriculteurs ont avec la biodiversité ordinaire de leur exploitation, et notamment la place tenue par les non-humain·e·s dans les agroécosystèmes. Cela m’amène à m’intéresser aux savoirs et aux pratiques construits en interaction avec les non-humains·e·s. Je croise ces questionnements avec des travaux portant sur les dimensions psycho-corporelles en jeu dans les relations aux éléments naturels. Ces recherches m’amènent à m’intéresser à la notion de « Care », notamment pour envisager des manières de prendre soin des éléments naturels.
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Pascal Galvani est professeur à l’Université du Québec à Rimouski, coordinateur de la revue Présences, ainsi que de la collection « Écologie et formation » aux éditions l’Harmattan.
Ses recherches portent sur les processus d’autoformation et d’écoformation. Sa thèse était centrée sur le sens de l’autoformation avec l’utilisation du blason pour comprendre sa dimension symbolique (1997). Dans le cadre de son HDR, il a développé une méthode de recherche-formation fondée sur l’exploration phénoménologique et herméneutique des moments formateurs décisifs (kaïros) (2006, 2020). Parmi ses publications : Galvani P., 2020, Autoformation et connaissance de soi, Lyon :Chronique Sociale.; Galvani P., 2006, Pour une phénoménologie herméneutique des moments d’autoformation : une démarche transdisciplinaire de recherche-formation, Université de Tours, Habilitation à Diriger des Recherches ; Galvani P., 1997, Quête de sens et formation : anthropologie du blason et de l’autoformation, Paris : L’Harmattan, 220 pages.; Galvani P., 1991, Autoformation et fonction de formateur : des courants théoriques aux pratiques de formateurs, Lyon : Chronique Sociale, 170 pages.

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Natacha Krins est Enseignante-chercheuse en chimie à la Faculté des Sciences et Ingénierie de Sorbonne Université
Initialement spécialisée en nanomatériaux pour l’énergie, sa préoccupation actuelle est de chercher d’autres façons d’Être au monde universitaire : dans sa discipline comment transformer la relation entre sciences des matériaux – pour lesquelles la notion de ressource est encore très extractiviste – et les milieux naturels ; et de façon plus générale qu’est-ce qui fait sens en enseignement et en recherche aujourd’hui ? Comment y cultiver l’attention, le prendre soin ? Comment prendre le temps quand le système presse à la performance. Elle aime contribuer à créer des espaces indisciplinés au sein de son établissement. Elle est co-responsable de l’unité d’enseignement Insertion professionnelle (UE IP) qu’elle a co-revisité en UE des Futurs Souhaitables avec le soutien du Master Chimie et l’équipe d’accompagnateur·ices qui ont accepté de tenter l’aventure de l’indiscipline, chacun·e avec sa sensibilité. Elle a aussi co-fondé les stages InPACTs (Actions Interdisciplinaires à initiative personnelle) qui proposent à un groupe de stagiaires (entre 10 et 20) de travailler pendant 3 mois en intelligence collective un thème de leur choix qui les invite à questionner leur discipline au regard d’autres disciplines (en apparence très éloignées), ainsi que leur rôle de scientifique dans la société. Elle participe depuis trois ans à l’organisation de l’université d’été interdisciplinaire du GIS « Soi-même comme la Terre » et « Sentir, penser, agir, dans la polyphonie du vivant ».
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Marjorie Madeo est Professeur certifiée de Lettres Modernes au Collège/Lycée français de Stockholm (Suède).
Depuis 2005, j’ai enseigné en France, au Burkina Faso, au Liban et en Suède. Je collabore au collectif Enseignants pour la Planète pour partager et créer des ressources en lien avec l’enseignement des crises écologiques, l’accueil des émotions et leur expression en classe ainsi que l’ exploration de nouveaux rapports à la nature, pour les enseignants et les élèves. J’intègre depuis 2007 des pratiques méditatives dans mes classes pour créer une atmosphère propice à l’expression de soi et aux apprentissages. L’émancipation par la découverte de la poésie, l’initiation à la quête de soi pour mieux rencontrer les autres, l’usage de tous les sens pour créer avec son “cerveau poétique” sont au coeur des activités que je construis pour mes élèves.
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Bénédicte Meillon est Professeure des Universités en études anglophones à l’Université d’Angers, et vice présidente d’EASCLE .
Elle a dirigé pendant de nombreuses années l’Atelier de Recherche en Ecocritique et Ecopoétique (OIKOS) au sein du CRESEM (Université de Perpignan) . Elle a constitué un réseau et un site web dédiés à l’écopoétique et l’écocritique, avec l’aide de Margot Lauwers (https://ecopoetique.hypotheses.org). Ses travaux se focalisent sur des lectures écoféministes et écopoétiques d’auteurs d’Amérique du Nord, avec un intérêt particulier pour la réécriture des mythes et contes, pour le réalisme magique et les littératures néorégionalistes et indigènes, pour la texture du langage écopoétique.
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Françoise Morato-Lallemand est Maître de conférences en chimie à la faculté des sciences de l’Université de Montpellier. Elle est également psychanalyste formée dans l’alliance éducative, en communication non violente et en neurosciences au service de l’apprentissage.
Au-delà d’être une courroie de transmission qui délivre un contenu, elle aime pratiquer son métier d’enseignante comme un accompagnement de l’étudiant(e) à accéder à sa propre intelligence. Avec L. Grangette, psycho-praticienne, elle a créée à la faculté des ateliers de théâtre-forum pour associer la dimension corporelle, émotionnelle et intellectuelle. Cette approche multi modale permet de stabiliser la trace mémorielle mais aussi de favoriser la présence à soi et aux autres. Toutes les deux proposent également des formations pour comprendre comment la connaissance des fonctionnements cérébraux permet d’expérimenter des postures nouvelles qui incarnent davantage les valeurs éducatives, l’efficacité pédagogique et le plaisir d’enseigner.
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Manon Sala est doctorante en sociologie et en sciences de l’éducation en codirection entre l’Université Paris Cité et l’Université de Montpellier Paul-Valéry, rattachée à l’école doctorale Frontières de l’Innovation et de la Recherche en Éducation (FIRE) du Learning Planet Institute.
Sa thèse porte sur l’étude des méthodes d’enseignement des transitions sociales et écologiques à l’université, en vue de l’acquisition d’une éthique de la Terre. Plus largement, ses recherches portent sur les méthodes pédagogiques de connexion expérientielle et sensible au Vivant, dans la continuité de son podcast Nouvelle Conscience qui questionne les racines plurielles, sensibles et politiques de l’écologie contemporaine. Certains des entretiens du podcast ont été réunis dans un livre Être(s) Vivant(s), publié en 2025 aux éditions Le Bord de L’Eau. Manon anime le groupe de travail Pédagogie des transitions de l’association Enseigner les Enjeux Socio-Écologiques dans l’Enseignement Supérieur (EESES). Elle collabore également avec le Earth Institute de l’Université de Columbia pour l’intégration de compétences socio-émotionnelles dans l’enseignement des enjeux de durabilité.
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Margot Smirdec est Médecin anesthésiste-réanimatrice.
Méditante de longue date, j’ai toujours été curieuse de l’autre et engagée dans divers projets, associatifs, sportifs, culturels, professionnels, politiques. Je me suis longtemps formée de façon assez confidentielle à différentes compétences appelées peut-être trop promptement « soft skills » telles que la communication non violente, l’hypnose, la pleine conscience, les outils d’intelligence collective. Puis, c’est en découvrant la philosophie, culture, éthique du care lors d’un master de philosophie que j’ai réalisé combien j’étais profondément animée par le care, qui reliait tous mes questionnements, cheminements, engagements sans que je n’en ai initialement conscience. Je tente, depuis, de nourrir, cultiver, approfondir, partager, diffuser le care sur tous les sentiers que je sillonne, à l’hôpital et en dehors. Lors d’ateliers citoyens sur les directives anticipées, à l’occasion d’un MOOC (Massive Online Open Course) sur la méditation, la médecine et le care, co-scénarisé et réalisé avec Cloé Brami, ou encore dans un livre autobiographique de type journal de bord sur fond de COVID (Mon blanc de travail, un cri du care).
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Romano Summa est docteur en études italiennes, professeur certifié d’italien, membre de l’équipe de recherche ReSO (Recherches sur les Suds et les Orients), Université Paul-Valéry-Montpellier 3.
Il est membre du comité de rédaction de la revue électronique Notos, dans laquelle il a publié plusieurs essais sur la question du travail, l’écologie de l’esprit et les nouvelles formes de réalisme littéraire. Il est l’auteur du livre La littérature italienne contemporaine et le monde du travail aujourd’hui (L’Harmattan, 2017) et co-auteur, avec Angela Biancofiore et Sondes Ben Abdallah de l’anthologie sur la littérature italienne contemporaine Soyons le changement (Euromédia/Levant, 2016). Il s’est rapproché de la question du Care notamment dans la littérature d’aujourd’hui, dans l’effort de montrer que la création littéraire peut être un moyen pour bâtir une nouvelle éthique de la terre et des relations humaines.
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François Taddei est cofondateur et directeur du Learning Planet Institute (anciennement CRI: Centre de recherches interdisciplinaires) depuis 2006. Il est directeur de recherche à l’Inserm depuis 1999 au sein de l’équipe ingénierie des systèmes et dynamiques évolutives (SEED).
Polytechnicien, ingénieur en chef des Ponts, des eaux et forêts (1991), il a soutenu un doctorat en génétique moléculaire en 1995 et obtenu, la même année, une HDR. Il cofonde en 2005 le CRI, centre de recherche sur les nouvelles manières d’apprendre, d’enseigner, de faire de la recherche et de mobiliser l’intelligence collective dans les domaines des sciences de la vie, des sciences de l’apprendre et du numérique. Aujourd’hui le CRI se transforme et devient le Learning Planet Institute. François Taddei, titulaire de la chaire Unesco « Sciences de l’apprendre » depuis 2014, a publié dans des revues scientifiques mondiales et reçu divers prix dans le cadre de ses activités de recherche sur l’évolution et le vieillissement des bactéries. Dans le domaine de l’éducation, il a notamment publié Apprendre au XXIe siècle (Calmann-Lévy, 2018) et plus récemment Et si nous (Calmann Lévy, 2022), des livres qui illustrent ses recherches et ses aspirations pour les sociétés apprenantes face aux défis de demain.
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Annette Vernazobres est professeure de Lettres Modernes et doctorante au sein du Centre des Sciences des Littératures en langue française, CSLF, Université Paris Nanterre.
Depuis septembre 2019, je prépare une thèse sur « Le “paysage-medium” et l’allégorie dans Les Mélancolies de Jean Dupin », et m’intéresse particulièrement au traitement de l’espace et à sa complexité dans une œuvre méconnue du Moyen-Âge – Les Mélancolies – (1324-1340). En tant que professeure dans le secondaire, l’enseignement à l’environnement me paraissait essentiel et les nouveaux programmes (2019) nous y invitaient. L’établissement scolaire m’apparaît comme un lieu privilégié pour libérer la parole des élèves, exprimer sa relation à l’autre et au monde, partager ses ressentis. J’essaie d’intégrer au sein de mon enseignement une éco-narration à la fois orale et écrite à travers, d’une part, la lecture et l’étude de textes et, d’autre part, des ateliers de pratique théâtrale et d’écriture qui rythment l’année scolaire et fédèrent la classe autour d’un projet commun leur permettant d’exprimer leurs émotions face, notamment, à la pandémie qu’ils vivent et subissent, mais aussi face aux questions environnementales qu’ils se posent.